750 grammes
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

27 articles avec desserts et gateaux orientaux

Kligeh d'Alep: petits gâteaux aux épices

Publié le par monique

G105460
Ingrédients:


- 200 g de sucre en poudre
- 2 pincées de sel
- 250 g de beurre
- 3 oeufs
- 500 g de farine
- 1/2 cc de clous de girofle en poudre
- 1 cc d'anis vert en poudre
- 1 cc d'anis étoilé (badiane) en poudre
- 1 cc de cannelle en poudre
- 1/2 cc de graines de fenouil
- 1/2 cc de fenouil en poudre
- 1/2 cc de muscade râpée
- 1/2 sachet de levure chimique ou de baking powder

- 1 jaune d'oeuf
- 1 CS de lait

Dans une poêle sèche, faire revenir les graines de fenouil quelques minutes en remuant, laisser refroidir en attente. Préparer la pâte comme une Pâte à tarte en y ajoutant les épices, les graines de fenouil et la levure, la pâte est assez élastique, la laisser reposer au moins 1/2 heure. Prendre des boules de pâte de la taille d'une balle de ping pong et les façonner en une forme ovale, mettre les kligeh au fur et à mesure sur une plaque beurrée et farinée ou en silicone. Battre le jaune d'oeuf avec 1 CS de lait et en badigeonner les gâteaux. Faire cuire dans un four préchauffé à 170° de 20 à 25 minutes.

G105454
Déguster au goûter ou au petit déjeuner avec du café ou du thé.

G105467
C'est en faisant mes Etoiles de Noël aux épices que tout le monde m'a dit qu'elles étaient parfumées comme les "kligeh", alors j'ai décidé d'en faire en changeant un peu la consistance. Le résultat n'est pas mal du tout, je vais tenter de les faire aussi en une version briochée, je donnerai à ce moment-là la recette,
on peut aussi les fourrer de pâte de dattes. J'ai suivi mon instinct pour faire cette recette et ce n'est peut-être pas la recette d'origine, mais je vous garantis que le résultat est délicieux (à condition d'aimer les épices bien sûr...). Ces gâteaus peuvent se garder 15 jours dans une boîte hermétique. Ils sont meilleurs le lendemain de leur cuisson.

Sliqua ou la "Barbara"

Publié le par monique

Au Moyen Orient, en Syrie et au Liban, les chrétiens vénèrent particulièrement Ste Barbara et tous les ans le 3 décembre, "réveillon" de la fête de Ste Barbara qui est fêtée le 4 décembre*, les familles préparent en soirée un repas festif avec beaucoup de desserts et de friandises et des plats que l'on réserve principalement pour l'occasion. Mais le principal plat qui trône au milieu de la table c'est la Sliqua, dessert fait à partir de blé cuit à l'eau, agrémenté de sucre, d'épices et de "dragées de fenouil". Cette année, en rangeant mes placards dans ma nouvelle cuisine, je suis tombée sur un petit bocal de ces "dragées" de fenouil (graines de fenouil enrobées de sucre coloré),

et j'ai décidé de faire "barbara" cette année, ou plutôt Michel qui n'en avait pas mangé depuis... Jusque là, ça avait toujours été ma belle mère ou ma belle soeur à l'occasion d'un séjour chez nous qui préparaient la Sliqua, moi je ne m'y étais encore jamais aventurée. Je pense que quelque part ma rencontre avec Barbichounette cette année à Soissons (encore Soissons!) m'a un peu incitée à tenter de faire "Barbara" (prononcez Bar-Bä-ra) et donc, j'ai prévu pour ce soir un plat de Sliqua comme de tradition. Habituellement, les enfants se déguisent ce soir-là et vont chez les voisins et les proches, qui leur donnent des bonbons et autres friandises (bizarre que cette coutume ancestrale au Moyen Orient ressemble à ce point à Holloween!!!).

Ingrédients:

- 400 g de blé entier
- 200 g de sucre (ou plus selon le goût)
- 1/2 cc de fenouil en poudre
- 1/2 cc d'anis vert en poudre
- 1 cc de cannelle (ou plus selon le goût)
- 2 CS d'eau de fleurs d'oranger
- 1 tasse de cerneaux de noix concassés grossièrement
- 1 tasse de graines de grenade fraîche
- 4 CS de "dragées" de fenouil (facultatif)

 
Mettre dans une cocotte minute le blé bien lavé et le couvrir largement d'eau, laisser cuire sous pression 45 minutes. Mélanger le blé bien cuit avec le sucre, le fenouil, l'anis, la cannelle et l'eau de fleurs d'oranger, goûter et rectifier l'assaisonnement selon le goût. Servir dans des assiettes creuses


et mettre sur le dessus les dragées,


les noix torréfiées dans une poêle sans matière grasse


et enfin les graines de grenade.


Servir aussitôt. Bonne fête Barbara(bichounette).

*Quelques infos prises sur Wikipedia


Tradition provençale mais aussi Libanaise [modifier]

Le 4 décembre, en Provence, chacun doit semer du blé ou des lentilles sur du coton imbibé d’eau dans trois coupelles que l'on pose sur la table le soir de Noel. Une bonne pousse est signe d’abondance et de prospérité.

Tradition syrienne et libanaise

Le 4 décembre, en Syrie et au Liban, on commémore la fuite de Sainte-Barbe (appelée Barbara) de la tour où elle fut emprisonnée. D'après la croyance, sa fuite n’aurait été guère réussie sans l’aide de ses amies qui lui donnèrent l’idée de se déguiser. D'où la tradition libanaise qui veut que la veille de la fête de la Sainte-Barbe, soit le 3 décembre, les enfants se déguisent avec toute sorte de costumes et de masques et vont cogner aux portes du voisinage et ainsi charmer les adultes (parfois eux-mêmes déguisés) en sollicitant des friandises ou de l'argent, non sans leur avoir au préalable chanté une rengaine à la gloire de Barbara, tout en jouant de la darbouka, soit sur leur pas de porte, soit en chemin dans la rue.

La légende veut aussi que durant sa fuite, Barbara se soit cachée dans un champ de blé et qu'elle se soit nourrie de cette céréale. Ainsi, en mémoire de Sainte-Barbe, la coutume veut que l'on prépare, dès le 3 décembre, une bouillie de grains de blé sucrée, parfumée à l'anis et garnie d'une flopée de graines de fruits secs (amande, noisette, pistache, pignon, noix…). Cette délicieuse collation est consommée dans les foyers et offerte aux visiteurs. Il est aussi fréquent que l'on fasse pousser, symboliquement, des germes de blé dans les foyers en cette saison. Ces traditions sont particulièrement mises en valeur à Amchit où se trouve une belle et antique église dédiée à Sainte-Barbe. Cet aspect folklorique de la fête rappelle, dans sa forme, celle du Mardi gras en France ou aussi la célèbre fête de la Halloween dans les pays anglophones. La fête de la Sainte-Barbe intervient exactement à trois semaines du 25 décembre, jour de Noël.

En lisant les explications sur Wikipedia, je me suis souvenue de coupelles de lentilles germées que j'avais vues chez une cousine de Michel à l'occasion du réveillon que l'on a passé chez elle à Paris. Je me rappelle vaguement que ça avait une relation avec la Ste Barbe mais ça m'était complètement sorti de la mémoire. Je viens de mettre des lentilles sur du coton dans 3 coupelles. Je vais voir ce que ça va donner dans 3 semaines, à Noël.
 
Les lentilles le 4 décembre...à suivre

 

Halawet jeben: douceur au fromage

Publié le par monique


Ingrédients:

- 300 g de mozzarella
- 125 g de semoule à pâtisserie
- 15 cl d'eau
- 1 CS d'eau de fleurs d'oranger
- pistaches décortiquées et non salées
Pour le sirop:
- 1 verre de sucre
- 1 verre d'eau
- 1 CS d'eau de fleurs d'oranger
Préparer le sirop: dans une casserole mettre l'eau et le sucre et porter à ébullition quelques minutes, éteindre et ajouter l'eau de fleurs d'oranger, laisser refroidir en attente. Concasser les pistaches et les garder en attente.
Laver la mozzarella (qui doit être très fraîche) et la couper en fines lamelles. Mettre l'eau  dans une casserole, ajouter la semoule et mélanger pour bien l'intégrer. Porter sur feu doux et ajouter les lamelles de mozzarella, faire cuire tout en remuant jusqu'à ce que le fromage soit complètement fondu. Eteindre le feu et ajouter l'eau de fleurs d'oranger, continuer à remuer et verser sur deux plaques silpat ou antiadhésives préalablement mouillées avec le sirop refroidi, étaler rapidement avec les mains mouillées aussi de sirop en veillant à ce qu'il n'y ait pas de trous.

Laisser complètement refroidir quelques heures.

Couper des rectangles dans les plaques et parsemer de pistaches concassées

et rouler les rectangles de pâte en un rouleau,

les ranger au fur et à mesure dans un tuper en attente de les déguster. Servir par personne 2 ou 3 rouleaux arrosés de sirop froid et parsemés de pistaches concassées. On peut servir avec, une quenelle de crème fraîche épaisse*.
*Au Moyen Orient, les bandes sont fourrées de "Achta", autrement dit double crème de lait. A défaut de "achta", un peu de crème fraîche fait bien l'affaire

 

Riz au lait "Moubatane": riz au lait "capitonné" à l'orange

Publié le par monique


I
ngrédients:


Pour le riz au lait:
- 1 verre de riz rond
- 1 verre de sucre
- 1 litre de lait entier
- 2 cuillères à soupe d'eau de fleurs d'oranger
- 1 pointe de couteau de gomme arabique en poudre

Pour la crème à l'orange:
- 40 cl de jus d'oranges*
- 1 CS d'amidon de maïs (maïzena)
- sucre à doser selon la douceur du jus d'oranges et votre goût
- 1 CS d'eau de fleurs d'oranger

Pour le décor:

- quelques pistaches non salées


Faire le Riz au lait comme indiqué dans la recette sans prévoir de sirop, verser dans des verrines ou des coupelles en les remplissant qu'au 3/4, laisser refroidir au frais.
 
Préparer la crème à l'orange en diluant l'amidon dans le jus d'orange froid, et en ajoutant la quantité de sucre nécessaire (il faut goûter le mélange pour le savoir), porter à feu doux, tourner le mélange et arrêter la cuisson dès que la crème commence à épaissir, ajouter l'eau de fleurs d'oranger, mélanger et laisser tiédir en attente. Compléter les verrines de riz au lait avec la crème à l'orange tiède
 
et mettre au frais avant de les servir.


On peut décorer de quelques pistaches grossièrement concassées sur le dessus. On peut faire la même chose avec la Mouhallabiya, sans toutefois mettre des amandes au fond.


*Il est préférable de faire avec du jus frais mais vu la saison, j'ai préféré faire avec ce que j'avais sous la main, un bon jus 100% jus d'orange en bouteille. Du coup, j'ai doublé les quantités de ma crème et j'ai fait des verrines sans riz au lait, simplement j'ai mis au fond de chaque verrine des amandes effilées.


ENJOY

Maamoul de Pâques*: petits gâteaux aux dattes

Publié le par monique


Ingrédients:

- 1 kg de semoule fine à pâtisserie
- 450 g + 100 g de beurre
- 1 pincée de sel
- 600 g de dattes
- 2 CS d'eau de fleurs d'oranger
- 1/2 cc de levure chimique
- 1/2 cc de noyaux de merisier: mahlab** (facultatif)
- sucre glace

La veille, faire fondre 450 g de beurre dans 20 cl d'eau et les verser sur la semoule additionnée de la levure, des noyaux de merisier écrasés (mahlab)

A droite le "mahlab": noyaux de merisier, à gauche mahlab écrasé pour être ajouté dans la pâte.

et de la pincée de sel, mélanger, couvrir d'un linge propre, enrouler dans une couverture et laisser toute la nuit à côté d'une source de chaleur.


Dénoyauter les dattes, les hâcher et les malaxer avec les 100 g de beurre et l'eau de fleurs d'oranger, les partager en morceaux


et les rouler entre les paumes de la main pour en faire de grosses "billes",


laisser en attente. Travailler longuement la semoule en la malaxant jusqu'à obtenir une pâte très souple. Prendre une noix de pâte (plus grosse que les "billes" de dattes), la rouler en boule, creuser avec le doigt et y mettre une bille de datte, fermer en rabattant les bords et rouler à nouveau en boule, faire toute la pâte de la sorte.


Je vous mets ces photos mais vous pouvez consulter la recette et voir toutes les étapes des Maamoul aux pistaches qui sont identiques (sauf pour la farce bien sûr!)

Prendre un petit moule quel qu'il soit, découper un carré assez grand d'un sac plastic propre, mettre le carré dans le moule et dessus une boule de gâteau, appuyer pour que le gâteau prenne la forme du moule***(en étoile, en rosace, ... etc.), retourner le tout, sur la main, le gâteau se démoule sans difficultés grâce au carré de plastic, le mettre ainsi moulé sur une plaque à pâtisserie, recommencer pour tous les gâteaux. Enfourner dans un four préchauffé à 180° et laisser cuire 10 à 15 minutes, surtout surveiller la cuisson car les gâteaux doivent cuire à peine et rester pratiquement sans coloration. Eviter surtout de les bouger tant qu'ils sont chauds car ils sont friables et très fragiles.


On peut les saupoudrer d'un "nuage" de sucre glace tant qu'ils sont chauds (facultatif).



On peut les stocker, une fois bien refroidis, dans une boîte hermétique au frais (mais pas au réfrigérateur) et à l'abri de la lumière, on peut ainsi les garder 2 semaines. Ces gâteaux sont excellents à l'heure du thé ou  pour le goûter voire au petit déjeuner.


*Je n'avais pas l'intention de faire ces petits gâteaux traditionnels qui sont faciles mais LONGS à faire, mais chassez le naturel, il revient au galop! J'ai fait avec la même pâte quelques Maamoul aux pistaches. Je crois très sincèrement que ce sont les meilleurs  maamoul que j'ai
jamais faits.

**Le "mahlab", est le nom des noyaux de merisier que l'on écrase et que l'on ajoute dans certains desserts (et même dans le fameux fromage tressé) au Moyen Orient, surtout en Syrie et au Liban. Le goût si particulier de la pâte à "Maamoul" est dû en partie à ce goût très subtil qu'apporte le "mahlab". Vous pouvez voir les détails sur le site: epicier.ch. Même s'il y a quelques erreurs (le mahlab n'est pas une épice, et ce sont les noyaux de merisiers et non de cerisiers...), il donne une explication assez claire et surtout il permet de s'en procurer (je vous mets en bas de l'article le contenu de la page sur le Mahlab de epicier.ch)

*** Au Moyen Orient où ces gâteaux sont faits par toutes les maîtresses de maison pour toutes les fêtes et les occasions, il existe des moules en bois sculptés


pour donner différents motifs à ces gâteaux traditionnels.

 

Malheb

Il 's'agit de l'amande prélevée à l'intérieur du noyau de cerise Mahleb, le noyau de cette griotte, qui a un goût légèrement amer et qui a été employée pendant des siècles au Moyen-Orient (particulièrement en Grèce, Arménie, Turquie et Liban, Turquie et en Syrie).

Cette vieille épice a trouvé de nos jours un nouvel intérêt pour la cuisine méditerranéenne et est mentionnée dans plusieurs livres de cuisine récent.

Le cerisier mahaleb se développe abondamment en Asie occidentale ; on le trouve parfois, cependant, en oriental et même Europe centrale, où il préfère le climat chaud et sec. Sa utilisation culinaire est limitée à la région orientale du sud de l'Europe (Grèce, Arménie) et de l'Asie occidentale (Turquie, Liban, Syrie). Le pays principal d'exportation est la Syrie.

Des arbres de cerisier mahaleb, étant plutôt robustes et peu sensibles aux maladies, sont généralement employés comme actions en greffant des cerises, particulièrement aux Etats-Unis, le pourquoi de l'engouements dans ce pays pour l'épice mahleb

Le nom de Mahleb vient d'une ville antique située au Liban, Mahaleb, et il y a beaucoup d'appellation alternative du nom arabe pour cette épice : par exemple, mahlab, mahalab, mahleb, mahlep ou Mahaleb, et chez les Grec il y a différentes transcription en lettres latines comme mahlepi, machlepi ou makhlepi. Les noms identiques en arabe (mahlab) et hébreu (Mahaleb ) donnent une origine commune.

Ah! Pour ceux qui connaissent ces subtils parfums du Moyen-Orient, les odeurs mêlés de Mahlab et de pâtisserie qui emplissaient les maisons libanaises la veille de Pâques. Il s'agit de petits gâteaux pur beurre ...

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>